Magnificat - Juillet 2018
6 Les chemins de la prière La liturgie pousse au service du frère par une vie intense de charité, et elle en procède. Elle accomplit le service du frère parce qu’elle l’intègre au mystère de Dieu révélé en Jésus dans son mystère pascal. Sur ce point, la charité « de l’Église » n’a rien à voir avec la philanthropie « du monde ». Poursuivre l’œuvre de Jésus est une œuvre de joie. « L’Église évangélise et s’évangélise elle-même par la beauté de la liturgie, laquelle est aussi célébration de l’activité évangélisatrice et source d’une impulsion renou- velée à se donner 4 . » La liturgie ne se prolonge pas en charité, comme si le temps de la charité devait chrono- logiquement suivre le temps de la liturgie : la liturgie est déjà l’exercice de la charité. L’assemblée se reconnaît accueillie, elle qui est faite d’humbles et de pauvres, et elle accueille à son tour pour participer à l’œuvre du Fils, lui qui s’est abaissé jusqu’à donner sa vie. Et l’œuvre de Dieu ne connaît pas de vacances… ( Michel Steinmetz , prêtre du diocèse de Strasbourg, est curé de la communauté de paroisses Sainte-Édith-Stein. 4. Pape François, exhortation apostolique La Joie de l’Évangile , n° 24.
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