Magnificat - Juillet 2018
VI Pour mieux admirer les détails de ce chef-d’œuvre : www.magnificat.fr l’homme tout entier. Comme condition de salut, Jésus exige la foi, à travers laquelle on s’abandonne pleinement à Dieu qui agit en lui. En effet, à l’hémorroïsse qui, comme ultime espoir, touche son manteau, Jésus dit : “Ma fille, ta foi t’a sauvée, va en paix et sois guérie de ton infirmité” (Mc 5, 34) » (Jean-Paul II, audience du 9 août 2000). En contemplant cette œuvre, interrogeons notre cœur : croyons-nous, comme l’hémorroïsse, que nous pouvons toucher Jésus, et que par lui nous sommes guéris ? Désirons-nous ardemment être guéris ? Ou ne nous retranchons-nous pas, n’osant pas même toucher la frange de son manteau ? Le Verbe s’est fait chair. Il s’est donné à voir, à entendre, à toucher (cf. 1 Jn 1, 1). Approchons-nous et laissons-nous toucher par le Christ, touchons-le par notre foi, afin qu’il mette la vie au creux de nos cœurs où règne parfois la mort. Comme le rappelait le bienheureux Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus commentant cet épisode : « Tout contact avec Dieu par la foi a la même efficacité » (Je veux voir Dieu) . ■■ S ophie M ouquin Maître de conférences en histoire de l’art moderne (Lille 3)
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