Magnificat - Juillet 2018
30 En suivant la Parole avait la patte cassée. Alors qu’ils portent la responsabilité de tout le troupeau, ils ne se sont pas souciés des brebis perdues qui ont servi de proies aux bêtes sauvages. Face à ces mauvais bergers, le Seigneur annonce qu’il viendra, en personne, chercher son troupeau pour en prendre soin, pour l’arracher aux endroits où il a été dispersé un jour de brouillard et d’obscurité, et lui rendre des forces (cf. Ez 34) . Le bon berger Lorsque Isaïe annonce que le Seigneur va venir, il décrit sa mission comme celle du bon berger qui fait paître son troupeau en rassemblant de son bras toutes ses bêtes : aucune ne doit être abandonnée. Il porte sur son cœur les agneaux et prend soin des brebis qui allaitent leurs petits (cf. Is 40, 11) . C’est bien ce que Jésus va faire, lui qui va se mettre à la recherche de la brebis qui était perdue en partant loin dans la montagne (cf. Lc 15, 3-7) . Face aux brigands qui sèment mort et désolation, Jésus est l’incarna- tion du bon berger, celui qui tisse une relation personnelle avec chacune de ses bêtes, qui les connaît et les appelle par leur nom (cf. Jn 10, 3) . Le voleur vient pour tuer alors que le bon berger vient pour protéger la vie. Mais cela a un prix : le bon berger accepte de se dessaisir de sa vie et donc de se sacrifier pour sauver son troupeau. À partir de l’image du bon pasteur, si familière à ceux qui l’écoutent, Jésus explique le don qu’il va faire de sa vie. Hélas, son discours est récusé et provoque la division (cf. Jn 10, 19) . Saurons-nous reconnaître dans ce bon pasteur la voca- tion du Messie d’Israël que les siècles attendaient ? ( Christine Pellistrandi enseigne l’Écriture sainte au collège des Bernardins. Elle intervient chaque jour à Radio Notre-Dame et porte le souci de la transmission de la foi.
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