Magnificat - Juillet 2018

80  Mercredi 4 juillet Un jour, un saint juillet Bienheureuse Catherine Jarrige L’amour des pauvres F aut-il attendre d’être riche pour être généreux, ou d’avoir du temps pour s’occuper des pauvres ? La vie de Catherine Jarrige (1754-1836) prouve que non. Chez les Jarrige, paysans auvergnats, on partage une seule pièce pour neuf personnes. Catherine est placée comme domestique dès l’âge de 9 ans. À 20 ans, elle s’installe comme dentellière à Mauriac où elle vit avec sa sœur dans une mansarde. Membre du tiers ordre dominicain, celle qu’on nomme affectueusement Catinon Menette fait des pauvres sa priorité, les soignant, les servant, les nourrissant comme le Christ lui-même. Forte de sa vie spirituelle, elle leur parle de Dieu. Pendant la Révolution, elle vient en aide aux prêtres réfractaires, ce qui lui vaut deux arres- tations, mais la « menette des prêtres » en réchappe. À sa mort, pauvres et riches viennent lui rendre hommage. Le sourire de Catherine lui servait d’ambassade auprès de ceux qu’elle secourait ; qu’à son exemple, Seigneur, nous soyons des témoins de ta joie et de ta paix. À l’écoute d’Anne-Marie Javouhey Je ne crois pas qu’il y ait quelqu’un de plus heureux que nous sur la terre, depuis que nous avons abandonné le monde. Que vous auriez de consolations vous-mêmes d’en être le témoin, mais plus encore d’en jouir. Bonne fête ! Élisabeth, Ysée, Éliane, Lisa, Lysiane, Lily, Lyliane et Pier-Giorgio

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