Magnificat - Juillet 2018
III peinture française dans les années 1680- 1690 » (Guillaume Kazerouni). La manière de Louis de Boullogne, qui annonce déjà l’art du xviii e siècle, « marque le triomphe des parti- sans de la couleur face à ceux du dessin à l’Académie ». « Toucher avec le cœur, c’est cela croire » L’œuvre représente l’épisode de la femme hémorroïsse, relaté dans les Évangiles de Matthieu, de Marc et de Luc : Et voici qu’une femme souffrant d’hémorragies depuis douze ans s’approcha par-derrière et toucha la frange de son vêtement. Car elle se disait en elle- même : « Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée. » Jésus se retourna et, la voyant, lui dit : « Confiance, ma fille ! Ta foi t’a sauvée. » Et, à l’heure même, la femme fut sauvée (Mt 9, 20-22) . L’histoire de l’hémorroïsse, rarement représentée par les artistes, est cependant souvent citée et commentée par les théologiens : cette femme, en touchant le manteau de Jésus, en bravant l’interdit qui la frappait, elle « qui ne pouvait toucher personne parce qu’on estimait qu’à son contact l’homme devenait “impur” » (Jean-Paul II, Mulieris dignitatem ), devint un modèle de la foi. En effet elle ne touche pas directement le corps de Jésus, elle ne touche que son vêtement, et même seulement la frange de ce dernier. Ainsi, comme le
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