Magnificat - Juillet 2018
En suivant la Parole 27 et un Père. Dans les premiers chapitres de son livre, il exprimait l’Alliance en termes d’épousailles. L’audace n’est pas moins grande dans notre texte où il la présente en termes de relation paternelle et filiale. Cette audace est d’une grande fécondité et ouvre une espérance inouïe. En effet si un traité peut – et doit – être rompu lorsque ses clauses ne sont plus respectées, l’amour de l’époux peut demeurer devant l’infidélité de son épouse. Et même si dans ce cas un acte de divorce peut être envisagé, que dire de la relation paternelle. Celle-ci ne saurait jamais être rompue, un père ne pouvant abandonner son fils. P rier - « N otre P ère » « Mon fils. » Ces mots résonnent dès le début de l’oracle et en donnent la tonalité propre. Ils annoncent une qualité de relation jamais imaginée par l’homme et que seule la Révélation peut nous faire découvrir. Le prophète multiplie les formules qui nous invitent à contempler, émerveillés, les attentions paternelles, quasi maternelles également, de Dieu pour son peuple. Et ce Père dont les entrailles frémissent annonce celui de la parabole dite du fils pro- digue (Lc 15, 11-32) . Il ne peut et ne veut faire autrement que de garder les bras tendus et ouverts prêts à accueillir celui qui n’avait pas découvert jusque-là à quel point il était aimé. C’est parce que ce « mon Fils » a retenti sur le Fils unique au baptême du Christ et à la Transfiguration, et parce que ce Fils nous associe à sa filiation que nous pouvons à notre tour nous découvrir enfants bien-aimés du Père, et que cette relation filiale nous donne enfin la possibilité d’adresser notre prière de réponse à celui qui prend un tel soin de nous. Dans l’Esprit Saint nous pou- vons dire : « Abba ! », […] Père ! (Ga 4, 6) et nous pouvons
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