Magnificat - Juillet 2018
En suivant la Parole 21 Hélène d’Adiabène récemment convertie au judaïsme (l’Adiabène est un petit royaume de Mésopotamie, à l’est du Tigre, autour de l’actuelle ville d’Erbil en lrak). Pour la communauté chrétienne, la solidarité s’organisa à partir d’Antioche de Syrie et Paul s’engagea à obtenir une contri- bution de toutes les autres communautés chrétiennes, ce qu’il fit. Mais, à Corinthe, il connut une réelle décep- tion – comme beaucoup d’entre nous, bardés de bonnes intentions, hélas trop vite oubliées lorsque nous recevons des lettres d’appel à dons –, les Corinthiens avaient en effet du mal à passer à l’acte. Cela nous vaut, de la part de Paul, un beau plaidoyer pour la charité. Mais pourquoi rappeler la manne? Parce que c’était bien une histoire de famine là aussi. Rien ne pousse, dans le désert du Sinaï, et la horde des fuyards sortis d’Égypte à la suite de Moïse manquait de tout. Alors Dieu avait envoyé la manne, nourriture inconnue qui tombait chaque matin. Mais pas question de faire des provisions : tout surplus moisissait en un jour et chacun devait se contenter de sa ration quotidienne. Bel apprentissage du partage et de la confiance en Dieu. La déception de Jésus de Nazareth 14 e dimanche du temps ordinaire, B Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison (Mc 6, 4) . J ésus ne comptait probablement pas garder trop long- temps pour lui seul son secret. S’il a choisi des disciples dès le début de sa vie publique, c’était bien pour parta- ger avec eux sa mission. Et donc la décrire et l’expliquer. Sa démarche à la synagogue de Nazareth (racontée par les trois Évangiles synoptiques) relevait sans doute de la
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