Magnificat - Juillet 2018

208  Samedi 14, messe de Rome. Bouleversé à la vue des malades laissés à l’abandon, il se fit infirmier. Des compagnons se grou- pèrent sous sa direction. Ce furent les « Serviteurs des malades ». Ordonné prêtre, Camille devait pas- ser sa vie parmi les membres souffrants du Christ. l À ceux qui l’ont servi dans leurs frères, le Seigneur dit : « Venez les bénis de mon Père. J’étais malade et vous m’avez visité… Vraiment, je vous le dis, chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » Prière. Tu as donné, Seigneur, à saint Camille la grâce d’une étonnante charité envers les malades ; répands encore en nous ton esprit d’amour, et, quand nous t’aurons servi dans nos frères, nous pourrons, à l’heure de quitter ce monde, nous en aller vers toi en toute paix. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur. l C’est dans la seconde moitié du viii e siècle avant notre ère qu’Isaïe exerça sonministère prophé- tique, dans le royaume de Juda. Il vécut dans l’en- tourage royal et ses oracles ont une portée politique très caractérisée. Parmi ceux-ci, les prophéties sur l’Emmanuel ont une très grande importance, en rai- son de leur sens messianique et de leur influence sur la révélation chrétienne. En plus des oracles d’Isaïe, conservés en majorité dans les chapitres 1 à 39, le livre contient des oracles d’un prophète contempo- rain de l’Exil (chap. 40-55) et même d’autres oracles de l’époque après l’Exil (chap. 56-66). Ces ajouts au recueil contenant les oracles du grand prophète montrent l’importance qu’on attribuait au livre qui conservait ses paroles. l Lecture du livre du prophète Isaïe 6, 1-8 L ’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur qui siégeait sur un trône très élevé ; les pans de son man- teau remplissaient le Temple. Des séraphins se tenaient

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