Magnificat - Juillet 2018

14  Vivre la foi aujourd’hui tentation de captation. Ce tiraillement s’estompe si elle- même entretient une relation avec Dieu, qui donne un amour purifié vis-à-vis de l’enfant. » À trop se donner, on risque de s’épuiser. Sauf à se connecter à la source intarissable. Née au sein d’une famille croyante, Anne Alméras a pourtant attendu ses 28 ans pour être saisie par le Christ. « Cette révélation de l’amour de Dieu m’a transformée, emplie d’une joie profonde à laquelle on a toujours le désir de revenir. » Dès lors, malgré son emploi du temps chargé, elle cherche à « garder le contact », à se laisser imprégner chaque jour par la parole de Dieu, à se nourrir de l’eucharistie en semaine. « Ce cœur à cœur avec Jésus se vit aussi dans une attitude intérieure, qui nous fait nous tenir en sa présence, tout en exécutant nos tâches quotidiennes », précise-t-elle. Une attitude vitale lorsque les inquiétudes maternelles taraudent : « Ai-je donné assez à celui-ci ou à celle-là ? » « L’abandon et la confiance agissent comme une thérapie pour l’âme », témoigne Anne. La capacité d’amour des enfants saints En 2005, Anne Alméras, la théologienne Renée de Tryon-Montalembert et un moine de Solesmes créent l’association Enfance et sainteté afin de faire connaître les enfants canonisés et de promouvoir l’esprit d’enfance… même auprès des adultes ! En quoi consiste cette voie ? « Thérèse regardait dans mes yeux ce qui pouvait me faire plaisir », écrivait sa mère Zélie Martin. « Déjà se trouve en germe le trésor qu’elle transmettra à l’Église, commente Anne. Cette voie de l’enfance consiste à faire plaisir à Jésus, à répondre à son amour par notre amour. » Elle cite aussi Jacinthe de Fatima qui mangeait des glands à 6 ans, en sacrifice pour les pécheurs. « On me demanderait de le

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